Du jardinage pour se soigner l'esprit

Les ESAT d'Ecodair plantent fleurs et légumes sur la terrasse du CAP 18

Le jardinage est une façon de se vider l'esprit, d'écouter la nature et de se focaliser sur elle. Quelques personnes accueillies chez Ecodair ESAT ont la possibilitéde jardiner sur les terrasses du CAP 18, situées trois étages au-dessus des ateliers.
C'est grâce à Rustica, magazine dédié au jardinage et situé au 3ème étage, que l'on a pu aménager cette terrasse avec divers fruits et légumes. Un petit moment de calmelié à la nature en guise d'apparté au travail.

L'atelier jardinage : activité "type II" pour l'ESAT Ecodair

Nicole, une bénévole travaillant à Ecodair, amine une activité pour les travailleurs ESAT qui le souhaite durant leur temps de travail. Voici un extrait de son blog (https://lebonheurestdanslejardin.org/2017/05/01/lesprit-qui-anime-nicole-bres/) :

"A l’ESAT Ecodair (Paris, porte d’Aubervilliers), j’emmène un petit groupe de travailleurs avec des handicaps psychiques retrouver la Nature au square Rosa Luxemburg, dans le jardin partagé géré par l’association Vergers Urbains. Là, nous avons un bout de terrain et plantons des fleurs et des légumes à côté d’autres groupes. Ce jardinage dans un lieu public se fait au contact d’enfants, de curieux, de jeunes qui se promènent, qui viennent voir ce qui pousse et nous poser des questions. Cet atelier type 2 (2) sort les travailleurs de leur contexte : ils marchent jusqu’au jardin et ils acceptent de s’exposer à l’inconnu.

La Nature est un sujet d’observation et d’émerveillement, et un bol d’oxygène dans leur journée de travail. Le temps d’atelier se termine toujours par une infusion et un temps de mémorisation de ce que l’on a fait. Régulièrement je remplace l’atelier par une balade dans la ville, le plan de Paris en poche et les yeux grands ouverts. Nous cherchons les clins d’œil que la Nature nous fait dans la ville : à chaque coin de rue, à chaque interstice entre deux pavés, dans chaque craquelure de béton, sur les façades des bâtiments. L’un des participants m’a dit récemment : « Ce que j’aime c’est qu’on fait pas toujours la même chose. » Et un autre : « Maintenant je remarque plein de choses quand je marche dans la rue. » Ils vivent le contact avec la terre et les végétaux dans la ville comme un temps d’oxygénation pour le corps et l’esprit.

En mars, nous avons fait, dans l’ESAT, nos premiers semis en serre-bouteille parce qu’un encadrant de l’ESAT nous a apporté des graines de son jardin. C’est un premier lien entre la structure et mon petit groupe appelé « les courageux qui sortent même quand il pleut ». Ces graines germées en serre-bouteille seront replantées dans des jardinières que nous sommes en train d’installer sur une petite terrasse de leur bâtiment. Et nous y mettrons des graines données par Rustica dont les bureaux sont…devant cette terrasse !"